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Assistant (interface de chat)

L’assistant est une interface de chat hébergée par Miraca, accessible sur https://app.miraca.fr/assistant. Elle permet aux membres d’une organisation de discuter avec l’IA, qui s’appuie sur les bases de connaissance et les connecteurs de l’organisation. Tout reste sur l’infrastructure souveraine : aucune conversation ne transite par un service tiers.

C’est l’équivalent d’un ChatGPT interne, mais branché sur vos données et conforme à votre posture de souveraineté.

Rôle dans l’organisationPortail développeurAssistantRessources accessibles
Propriétaire / AdministrateurOuiOuiToutes celles de l’organisation
MembreOuiOuiToutes celles de l’organisation
ConsommateurNonOuiUniquement celles qui lui sont partagées

Le rôle consommateur est pensé pour les collaborateurs qui n’ont pas à gérer la facturation, les clés ou la configuration technique : ils disposent seulement de l’assistant, restreint aux ressources que vous leur ouvrez.

Depuis le portail, ouvrez Gestion : Assistant (réservé aux administrateurs).

  1. Saisissez l’adresse e-mail de la personne, puis cliquez sur Inviter. Vous pouvez cocher des ressources à partager dès l’invitation (en lecture).
  2. Elle reçoit un e-mail d’invitation. En l’acceptant, elle crée son compte et arrive directement sur l’assistant (jamais sur le portail).
  3. Dans la liste Consommateurs & partages, cliquez sur Gérer en face de la personne pour choisir les bases de connaissance et connecteurs auxquels elle a droit.

Par défaut, un consommateur ne voit aucune ressource : vous choisissez explicitement ce que vous lui ouvrez.

Le partage est granulaire, par personne. La liste Consommateurs & partages donne une vue d’ensemble : une ligne par personne, avec un aperçu de son périmètre (nombre de bases, de connecteurs, ressources en écriture, présence d’un prompt dédié). Tout se règle dans une fenêtre « Gérer » ouverte par personne, avec un bouton Enregistrer.

Un consommateur ne peut interroger que ce qui lui est partagé : il ne sait même pas que les autres ressources existent. Les membres et administrateurs, eux, accèdent à l’ensemble des ressources de l’organisation sans configuration.

Dans la fenêtre « Gérer », chaque ressource porte un sélecteur à trois niveaux :

  • Aucun : la ressource n’est pas partagée (le consommateur ignore son existence).
  • Lecture : il peut l’interroger (le cas courant).
  • Écriture : l’assistant peut en plus modifier la ressource, sur demande de la personne, dans la conversation, sur Slack, dans les tâches programmées et en MCP — mêmes droits partout.
    • Base de connaissance : ajouter, modifier ou supprimer des documents. La suppression est définitive (pas de corbeille). L’assistant n’écrit qu’en mode « Le plus réfléchi » (recherche agentique), et jamais sans demande explicite.
    • Connecteur : les opérations de la connexion qui modifient des données (ex. créer une facture, mettre à jour une fiche) deviennent appelables.

L’écriture n’est jamais accordée par défaut : c’est toujours un choix explicite de l’administrateur. La même fenêtre permet aussi de donner à la personne un prompt dédié (consigne qui s’ajoute à celle de l’organisation) et de retirer son accès.

Une conversation occupe de la place dans la fenêtre du modèle, et cette place ne se libère pas : chaque message renvoie tout l’historique. Au-delà de la limite, le modèle refuse la requête, et comme la tentative suivante renvoie le même historique, la conversation devient inutilisable.

L’assistant affiche donc une jauge de contexte au-dessus de la zone de saisie dès que la conversation dépasse 70 % de la fenêtre. Elle indique les tokens occupés, la capacité du modèle, et passe à l’orange puis au rouge à l’approche de la limite.

En mode « Le plus réfléchi », la jauge montre deux chiffres, parce qu’il y a deux questions distinctes :

  • la taille de la conversation (le pourcentage affiché) : le prompt système, les définitions de vos bases et connecteurs, et l’historique des messages. C’est ce que le compactage réduit ;
  • le pic avec les outils (dans le détail, au clic) : pendant une recherche, les résultats consultés s’ajoutent au contexte le temps de la réponse, puis disparaissent. C’est ce pic qui touche la limite du modèle, donc c’est lui qui déclenche l’alerte.

Deux conséquences utiles à connaître. D’abord, une conversation démarre rarement à zéro : avec une dizaine de bases actives, les seules définitions d’outils occupent déjà plusieurs milliers de tokens, avant votre premier message. Ensuite, la taille de la conversation ne grandit pas au rythme des recherches : ce que l’agent consulte pour vous répondre n’est pas conservé d’un message à l’autre.

La mesure est conservée avec la conversation : en rouvrant un fil, la jauge affiche la place réellement occupée, et non une estimation. Les conversations tenues avant la mise en place de cette mesure font exception : leur jauge reste approximative, signalée par un « ~ ».

Compacter résume les échanges les plus anciens et conserve les derniers tels quels. Le fil reste lisible à l’écran, seul ce qui est renvoyé au modèle est allégé. Trois façons de le déclencher :

  • le lien « Compacter » de la jauge ;
  • la commande /compact, seule dans un message ;
  • automatiquement, au-delà de 85 % : mieux vaut résumer sans rien demander que laisser la conversation se bloquer définitivement.

Le résumé est un appel au modèle : il se facture comme un message. Il indique explicitement qu’il remplace le début de la conversation, et l’assistant est tenu de signaler un détail qui n’y figure plus plutôt que de l’inventer.

En plus du chat, l’assistant propose une recherche documentaire directe (bouton « Rechercher un document » dans la barre latérale) : une page dédiée qui interroge les bases partagées et renvoie les documents correspondants (titre, base, date, extraits, lien vers la source), sans mobiliser de modèle. C’est la façon la plus rapide et la plus économique de retrouver un document ; réservez le chat aux questions qui demandent une réponse rédigée.

  • Deux modes de recherche (bascule en haut de la page) :
    • Pertinence : classement par sens de votre question (recherche sémantique). À utiliser quand vous décrivez ce que vous cherchez sans en connaître le titre exact.
    • Exploration : vous parcourez vos bases comme un catalogue — filtres par facettes, tri (plus récents, plus anciens, titre A→Z), recherche par titre et pagination (Précédent / Suivant, « X‑Y sur N »). La question est facultative ; si vous en tapez une, elle filtre le titre des documents.
  • Filtres par facettes : le panneau de gauche réunit les facettes de vos bases. Les facettes partagées par plusieurs bases sont mises en avant (les autres sont sous « Plus de filtres »). Les compteurs à côté de chaque valeur indiquent le nombre de documents concernés. Filtrer sur une facette restreint la recherche aux bases qui la portent ; une base qui ne connaît pas la facette est écartée des résultats.
  • Tolérant aux fautes : la recherche par titre absorbe les coquilles (« recrutment » retrouve « recrutement ») ; le mode Pertinence l’est aussi sur le contenu.
  • Sources externes : pour rendre un connecteur (Airtable, Notion…) cherchable ici, synchronisez-le dans une base (cf. Connecteurs API) — ses enregistrements deviennent des documents et rejoignent la recherche unifiée de vos bases.
  • Résultats par page : un sélecteur à côté du champ règle la taille de page (jusqu’à 50 en Pertinence, 100 en Exploration).

La même page existe au portail (Connaissances → Rechercher un document) et sur Slack (/miraca-recherche, sans filtres).

Toujours dans Gestion : Assistant, vous pouvez régler :

  • Message d’accueil : affiché au consommateur sur une conversation vide.
  • Consigne d’organisation : un cadrage (ton, périmètre) ajouté en tête de chaque conversation.
  • Recherche agentique : l’assistant décide lui-même quand et où chercher dans les bases partagées, et peut enchaîner plusieurs recherches avant de répondre.
  • Longueur maximale des réponses : en tokens de sortie (minimum 256 ; environ 750 mots pour 1 000 tokens). Vide — le défaut — signifie aucune limite : le modèle s’arrête quand il a fini. Ce champ sert donc à imposer des réponses courtes, ou à borner une dépense. Il s’applique à l’assistant et au Slackbot, et sert de valeur par défaut aux tâches programmées qui n’en règlent pas. Si vous en posez un, sachez qu’au-delà du plafond la réponse est coupée et le signale : une réponse incomplète ne se fait jamais passer pour complète.

La consommation de l’assistant est imputée au portefeuille de l’organisation, comme n’importe quel appel à l’API. Chaque utilisateur dispose en interne d’une clé dédiée (jamais exposée), ce qui permet de suivre la consommation par personne. Aucun crédit de bienvenue : créditez le portefeuille de l’organisation pour activer l’assistant.

  • Les conversations sont chiffrées au repos : leur contenu n’est pas lisible depuis une simple copie de la base de données.
  • Chaque conversation est personnelle : un utilisateur ne voit que les siennes.
  • Tout passe par l’infrastructure souveraine (données en France/UE), y compris quand l’assistant consulte vos bases. Si un modèle cloud est autorisé, son usage reste signalé.
  • L’empreinte carbone de chaque réponse est affichée au consommateur.

L’assistant transforme vos bases de connaissance et connecteurs en un outil de chat prêt à l’emploi pour vos équipes, sans développement, sans clé à distribuer, et sans sortir de votre périmètre souverain.

Pour regrouper vos conversations par sujet, leur donner des documents et des instructions communes, et partager ce contexte à vos collègues sans partager vos conversations, voyez Projets.