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Copilote du portail

Le copilote est une aide intégrée au portail. Un bouton en bas à droite de chaque page ouvre un volet de discussion : il sait sur quelle page vous êtes et ce qu’elle affiche, il peut lire la configuration de votre compte, et il peut agir, à condition que vous approuviez chaque action.

Il est fait pour le travail de mise au point : configurer une tâche, l’exécuter, lire son déroulé, corriger, recommencer. C’est une boucle que personne n’a envie de faire cinq fois à la main.

Le copilote se règle dans Portail → Copilote, et ces réglages valent pour toute l’organisation. Il est désactivé par défaut : chaque échange consomme les crédits de l’organisation.

RéglageCe qu’il fait
Copilote activéFait apparaître le bouton d’aide sur toutes les pages du portail.
Ouvrir aux consommateursRend aussi le copilote disponible dans l’assistant, pour les utilisateurs de rôle « consommateur ». Ils n’y trouvent que de l’aide : les outils de configuration ne leur sont pas proposés.
Autoriser les actionsLe copilote peut proposer de créer, modifier ou lancer une tâche. Décoché, il explique sans jamais rien toucher.
ModèleLe modèle employé, le même pour tout le monde. Le copilote enchaîne des outils : privilégiez un modèle à bonne aptitude agentique.
Consigne d’organisationUne consigne ajoutée à celles du copilote (« nos tâches livrent toujours par Slack »).
Étapes maximumCombien de lectures il peut enchaîner avant de répondre. Six par défaut.

Le copilote n’est disponible que dans le contexte d’une organisation, pas en contexte personnel : ses réglages sont une politique d’organisation.

Le copilote travaille sous votre identité. Il ne voit que ce que vous voyez et ne peut faire que ce que vous pourriez faire vous-même dans l’interface. Il n’existe pas de clé ni de compte de service qui lui donnerait un accès plus large : vos droits d’organisation, vos partages et le cloisonnement des données s’appliquent exactement comme ailleurs.

Il connaît en plus la page consultée au moment où vous lui parlez : son titre, l’élément affiché, l’état résumé, et le cas échéant ce que vous êtes en train de saisir. Cette information l’aide à répondre juste, elle ne lui ouvre aucun droit supplémentaire.

En lecture, sans rien demander. Vos tâches et leur configuration ; les exécutions et leur déroulé complet (outils appelés, paramètres, échecs, résultat, coût) ; vos bases de connaissance, leur schéma de facettes et leurs réglages de découpage, la liste de leurs documents et le contenu de l’un d’eux, et une recherche dedans pour vérifier ce qu’elles contiennent vraiment ; vos connecteurs, leurs opérations et leur synchronisation ; vos personnalités ; votre consommation des trente derniers jours par modèle ; et la documentation Miraca. Pour un administrateur, s’y ajoutent les réglages de l’organisation et la liste des clés API avec leurs permissions — jamais leur secret.

En écriture, toujours après confirmation. Créer et modifier une tâche, la lancer ; créer et configurer une base de connaissance ; y ajouter un document et en modifier un (titre, date, lien, facettes, contenu) ; configurer un connecteur et le synchroniser. Pour un administrateur : créer et modifier une personnalité, modifier la politique de l’assistant, et régler la conformité.

Un membre peut donc faire configurer ses tâches et ses ressources, mais pas les réglages de l’organisation : le copilote applique la même frontière que l’interface.

Le copilote aide à se servir de Miraca : vos tâches, vos bases, vos connecteurs, vos réglages. Il n’est pas une intelligence artificielle généraliste et n’a pas accès au web. Une question sans rapport avec la plateforme, il vous oriente vers l’assistant, qui est fait pour ça et qui, lui, peut chercher dans vos bases et sur le web.

En revanche, tout ce qui sert à se servir du produit reste de son ressort, y compris quand cela demande de la rédaction : écrire le prompt d’une tâche, choisir un découpage, arbitrer entre deux façons de configurer quelque chose.

Le trombone de la barre de saisie accepte jusqu’à quatre fichiers par message : documents (PDF, Word, tableur, CSV, texte) et images.

Un document est lu par Miraca et transmis au modèle en texte : il fonctionne donc quel que soit le modèle, y compris auto-hébergé. Une image ne peut être comprise que par un modèle qui sait en lire une ; si celui de votre organisation n’en est pas capable, l’image est écartée et le copilote vous le dit, plutôt que de répondre au hasard sur une image qu’il n’a pas vue. Le modèle du copilote se choisit dans Portail → Copilote.

Rien n’est conservé : les conversations du copilote sont jetables, et une pièce jointe ne vit que le temps de l’échange.

Sur une question de coût, de lenteur ou d’échecs répétés, le copilote ne raisonne pas d’après la configuration : il calcule sur les exécutions réelles. Il vous dit le coût moyen, la répartition entre l’entrée et la sortie de la facture, la part servie par le cache, le nombre d’appels d’outils par exécution, le taux d’échec et les erreurs les plus fréquentes — puis classe les constats par poids réel dans la dépense.

Cette distinction compte plus qu’il n’y paraît. Sur une tâche agentique, l’essentiel de la facture vient du contexte qui s’accumule à chaque tour d’outil, pas de la longueur des réponses. Agir sur le niveau de raisonnement quand l’entrée pèse 88 % de la note ne change presque rien : le copilote vous oriente vers le poste qui compte.

Il peut ensuite appliquer les corrections, relancer la tâche, et revenir vous dire si le coût a réellement baissé.

Une réserve qu’il vous signalera : une tâche prévue pour se déclencher sur un document, si on la relance à la main, tourne sans document. Son coût et son résultat ne se comparent alors à rien.

Quand ce que vous voulez faire n’est pas dans ses outils, ou quand vous venez de créer quelque chose que vous voudrez regarder, le copilote ouvre la page au lieu de vous décrire un chemin. Il annonce toujours où il vous emmène, et la navigation apparaît dans la discussion.

Il ne le fait que vers des pages de Miraca. Une adresse externe est refusée, y compris si elle apparaît dans un document qu’il vient de lire — c’est ce qui empêche un contenu d’orienter votre navigateur.

Et il ne vous déplace pas pour vous montrer une information qu’il peut vous dire : si vous demandez votre consommation, il répond.

Vous créez le connecteur vous-même (il porte un secret), puis le copilote prend le relais : il crée la base de destination, écrit la correspondance des champs — identifiant stable, titre, date, lien, facettes — et lance la synchronisation. C’est le réglage le plus fastidieux du produit, et celui où il fait gagner le plus de temps.

La synchronisation tourne en fond et peut durer plusieurs minutes. Le copilote ne sera pas prévenu de sa fin : suivez l’avancement sur la page des intégrations, ou redemandez-lui l’état plus tard.

Le copilote ne couvre pas tout, et il le dit plutôt que de faire semblant. Se font à la main : importer un fichier dans une base, créer une clé API, changer le secret d’un connecteur, supprimer une ressource, gérer les membres de l’organisation, et régler les budgets.

Ce découpage n’est pas arbitraire. Le copilote documente, cartographie et configure ; il ne touche ni à ce qui donne l’accès, ni à ce qui détruit.

Un cas mérite d’être connu : sur la conformité, il règle le mode, le traitement de chaque type de donnée personnelle et les garde-fous, mais il ne peut pas activer la conformité — cet interrupteur appartient à Miraca. Il vous le dit quand c’est le cas, plutôt que de vous laisser croire qu’une règle vous protège alors qu’elle dort.

Quand le copilote veut modifier quelque chose, il ne le fait pas. Il s’arrête et affiche une carte dans la discussion : ce qu’il s’apprête à faire, et le détail des champs concernés. Vous cliquez sur Appliquer ou sur Ignorer.

Pour un contenu long — le prompt d’une tâche, un schéma de facettes, les opérations d’un connecteur — la carte montre un diff, comme dans une revue de code : les lignes ajoutées en vert, les lignes retirées en rouge, et le reste replié. Vous voyez donc précisément ce qui change, sans avoir à relire le texte entier. Un lien Voir la version complète affiche à tout moment le contenu tel qu’il sera enregistré.

Pour un réglage — un nombre, un interrupteur, une liste, un modèle — la carte affiche simplement l’ancienne et la nouvelle valeur sur une ligne : « Planning : 0 8 * * 10 9 * * 1 », « Recherche web : oui → non », « Modèle : Mistral Small 4 → Mistral Large 3 ». Les modèles sont nommés comme dans l’interface, pas par leur identifiant technique.

La carte ne liste que ce qui change réellement : un champ que le copilote renvoie à sa valeur actuelle n’y figure pas, et n’est pas compté dans le titre.

Elle montre l’état qui résultera, pas l’instruction reçue. Quand vous ajoutez un traitement à la conformité, la carte affiche la liste complète des types de données avec la seule ligne ajoutée en vert : vous voyez du même coup que les autres sont conservés.

  • Appliquer exécute l’action sous votre identité, puis le copilote reprend son raisonnement avec le résultat.
  • Ignorer n’exécute rien. Le copilote en est informé et vous demande ce que vous souhaitez ajuster plutôt que de reproposer la même chose.

Une réserve à connaître : après une modification, certaines pages du portail ne se remettent pas à jour toutes seules et continuent d’afficher leur état d’avant. Le changement est bien enregistré — rechargez la page pour le voir.

Vous pouvez aussi répondre en écrivant plutôt que de cliquer (« oui, mais envoie plutôt à cette adresse »). La proposition est alors marquée « non tranchée », rien n’est appliqué, et le copilote en tient compte pour vous en proposer une corrigée.

Sur une tâche, il peut désormais régler aussi le plafond de tokens de sortie, le niveau de raisonnement et le déclencheur sur une base de connaissance (la tâche part quand un document y bouge, avec une condition possible sur les facettes).

Restent hors de sa portée, et se règlent à la main : supprimer une tâche, modifier des budgets en euros, le niveau d’accès par ressource, la personnalité, et les secrets d’un connecteur. Quand le copilote modifie une tâche, tous ces champs traversent intacts.

Enfin, il ne vous propose jamais une action vouée à échouer : la cible d’une modification est vérifiée avant que la carte n’apparaisse. S’il se trompe de ressource, il se corrige sans que vous ayez à cliquer sur un bouton qui mènerait à une erreur.

Il attend la fin d’une exécution et revient vers vous

Section intitulée « Il attend la fin d’une exécution et revient vers vous »

Une exécution de tâche est asynchrone : au moment où le copilote vous répond, elle vient à peine de démarrer. Plutôt que de vous demander de revenir poser la question plus tard, il la suit et vous reprend dès qu’elle est terminée, pour l’évaluer : ce qui s’est passé, et ce qu’il faudrait corriger.

C’est automatique après un lancement. Pour une exécution que vous avez démarrée vous-même depuis l’interface, demandez-lui simplement de la suivre.

Vous n’avez pas à rester devant le volet. Vous pouvez le fermer et continuer à naviguer dans le portail : quand la réponse arrive, un compteur apparaît sur le bouton du copilote, avec le début du message. Un clic rouvre la discussion là où elle en était.

L’attente vit dans votre onglet. Elle survit à la fermeture du volet et à la navigation dans le portail, mais pas à un rechargement de la page ni à la fermeture de l’onglet. Si l’exécution dure plus de quinze minutes, le copilote cesse de la suivre et vous le dit.

  • Il ne conserve pas les conversations. Fermer le volet efface l’échange. La dépense, elle, apparaît normalement dans l’usage de l’organisation.
  • Il ne revient pas de sa propre initiative. En dehors de l’attente décrite ci-dessus, il n’existe que le temps de répondre : il ne peut ni vous relancer plus tard, ni se souvenir d’un échange précédent.
  • Il n’agit pas sur ce qu’il lit. Le contenu d’une exécution ou d’un document peut contenir du texte écrit par un tiers ; il est traité comme une donnée, jamais comme une consigne.

Sur la page d’une tâche dont la dernière exécution a échoué :

Vous — Explique-moi la dernière exécution.

Copilote(lit le déroulé) L’exécution a échoué sur une erreur 422 : le modèle a rejeté un paramètre non autorisé. La tâche est en mode manuel et utilise le modèle par défaut de l’organisation. Souhaitez-vous que je la relance sans modification pour voir si l’erreur persiste ?

Vous — Oui.

Copilote(carte : « Lancer une exécution de la tâche » — Appliquer / Ignorer)

Après Appliquer, l’exécution part et le copilote se met à la suivre. Vous pouvez fermer le volet ; quand elle se termine, il lit son déroulé, vous dit ce qui s’est passé et ce qu’il faudrait corriger, et le compteur sur son bouton vous prévient.