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Projets

Un projet regroupe vos conversations sur un même sujet et leur donne un contexte commun. Il porte trois choses :

  • des documents : derrière chaque projet se cache une vraie base de connaissance, que l’assistant interroge automatiquement dans les conversations du projet ;
  • des instructions : une consigne appliquée à toutes les conversations du projet, pour tous ses membres ;
  • une mémoire d’équipe : les faits utiles que le projet accumule.

Les projets vivent dans l’assistant (https://app.miraca.fr/assistant). L’entrée Projets de la colonne de gauche les liste tous ; dans la section Projets juste en dessous, la flèche déplie les conversations d’un projet sous son nom, et cliquer sur le nom ouvre sa page — documents, mémoire d’équipe, conversations et réglages. Le bouton + au survol d’un projet démarre une conversation dedans.

C’est le point à retenir, parce qu’il est contre-intuitif :

Partagé avec les membres du projet
Documents du projetoui
Instructions du projetoui
Mémoire d’équipeoui
Vos conversationsnon, jamais

Partager un projet donne accès à son contexte, pas à ce que vous avez écrit. Chaque membre a ses propres conversations dans le projet, et personne d’autre ne les lit — pas même un administrateur de l’organisation.

Une base de projet n’est lisible que par les membres du projet. C’est vrai aussi pour les administrateurs de votre organisation : ils voient qu’un projet existe (son nom, son propriétaire, ses membres) et peuvent l’archiver ou en reprendre la propriété — par exemple au départ d’un collaborateur — mais ils n’en lisent pas le contenu tant qu’ils n’en sont pas membres.

Au lancement d’une conversation, un sélecteur Projet permet de la ranger tout de suite (« Aucun projet » reste le défaut). Ensuite, le menu d’une conversation propose Déplacer vers…. Une conversation déplacée dans un projet en reçoit le contexte dès le message suivant ; l’inverse est vrai aussi, la sortir d’un projet lui retire ce contexte. Vos échanges passés ne bougent pas.

Si l’on vous retire d’un projet, vos conversations restent les vôtres — elles perdent simplement le contexte du projet.

  1. Nouveau projet dans la colonne de gauche : donnez-lui un nom et, si vous voulez, des instructions.
  2. Ouvrez Gérer le projet pour ajouter des personnes de votre organisation.
  3. Chaque personne ajoutée voit immédiatement les documents, les instructions et la mémoire d’équipe du projet, et peut y ouvrir ses propres conversations.

Seul le propriétaire d’un projet (et les administrateurs de l’organisation) peut le renommer, changer ses instructions, gérer ses membres ou le supprimer.

Les instructions d’un projet s’ajoutent aux consignes déjà en place, dans cet ordre de priorité décroissante :

  1. la personnalité choisie pour la conversation ;
  2. la consigne de votre organisation ;
  3. les règles que votre administrateur vous a fixées ;
  4. les instructions du projet ;
  5. vos préférences personnelles.

Autrement dit : un projet peut préciser la façon de travailler, il ne peut pas passer outre les règles de votre organisation.

Un projet mémorise ses réglages : modèle, personnalité, mode de réponse et ressources mobilisées. Chaque nouvelle conversation du projet les reprend, et vous pouvez toujours les ajuster ensuite dans la conversation elle-même.

Ils se règlent dans Réglages, sur la page du projet. Ne rien cocher côté ressources signifie « tout le périmètre », comme sans projet ; les deux bases du projet, elles, sont toujours mobilisées et ne figurent donc pas dans la liste.

Ce sont des préréglages, pas des restrictions : ils s’appliquent à une conversation neuve et vous pouvez toujours les changer ensuite. Activer un connecteur alors que le mode « le plus rapide » est en cours bascule la conversation en « le plus réfléchi », plutôt que de refuser le clic.

Un projet porte une icône, une couleur et, si vous le souhaitez, un fond d’écran. C’est de la reconnaissance, pas de la décoration : dans une barre latérale d’une dizaine de projets tous rendus par la même icône grise, on ne retrouve le sien qu’en lisant chaque ligne.

L’icône est un emoji (le catalogue complet, par catégories, ou le vôtre en le collant) ou une icône de notre pack. Sans icône, l’initiale du nom est utilisée.

La couleur se prend dans la palette, ou se choisit librement : une pipette et un champ #rrggbb acceptent la teinte de votre charte graphique.

Le fond d’écran est soit un motif discret teinté de la couleur du projet (pois, grille, vagues, chevrons, bulles, ou un semis d’icônes sur un thème : bureau, nature, fête, voyage, atelier), soit votre propre image (2 Mo maximum, PNG, JPEG ou WebP). Une image téléversée est automatiquement atténuée, pour que le texte des conversations reste lisible. Le fond apparaît derrière les conversations du projet et sur sa page, nulle part ailleurs.

Ces réglages se trouvent dans Réglages → Apparence, sur la page du projet, et valent pour tous ses membres.

Deux mémoires coexistent, et elles ne se mélangent pas.

Les formats acceptés sont PDF, Word, Excel, CSV, TSV, texte, Markdown, HTML et RTF. Seul le texte en est extrait : le fichier d’origine n’est pas conservé, et les images ne sont pas prises en charge — ni une photo, ni un PDF scanné, dont l’extraction ne donne rien. Il en va de même quand vous promouvez une réponse qui décrivait une image : c’est la description écrite qui est enregistrée, pas l’image.

Vous pouvez aussi ajouter toute une discussion comme document, depuis le bandeau du projet en haut de la conversation. C’est souvent ce qu’on veut : une décision se construit sur plusieurs échanges, rarement dans un seul message.

La mémoire d’équipe appartient au projet. On l’alimente à la main : le bouton Ajouter au projet, sous une réponse, propose d’en faire un document ou un fait de mémoire. Un fait est court, on lui donne un titre et un résumé, et il est rappelé dans toutes les conversations du projet, pour tous ses membres. Rien n’y entre sans un geste de votre part.

La mémoire personnelle est la vôtre. Si votre organisation l’active, l’assistant retient au fil des échanges les faits durables qui vous concernent : votre rôle, vos préférences de travail, votre contexte. Ces souvenirs sont strictement personnels : ils ne sont partagés avec personne, pas même avec un administrateur, et ils ne passent jamais dans un projet sans que vous les y ayez promus vous-même.

Vous les consultez et les supprimez à tout moment depuis Ma mémoire, dans la colonne de gauche. Une conversation peut aussi être exclue au cas par cas, en cochant Ne rien retenir de cette conversation avant de commencer.

L’assistant est volontairement avare : il ne retient qu’un fait réutilisable dans une conversation future. La plupart des échanges ne laissent aucune trace. En revanche, si vous demandez explicitement de retenir quelque chose (« retiens que… », « souviens-toi que… »), c’est toujours enregistré — et « oublie que… » fait l’inverse.

C’est bien l’assistant qui décide, tout seul, quand un échange mérite d’être retenu : il n’y a rien à cocher. Et il vous le montre : une pastille « Souvenir enregistré » apparaît sous sa réponse, dans les deux modes. Un clic dessus affiche ce qui a été retenu, mot pour mot, avec de quoi l’oublier immédiatement. Ce qu’il retient va toujours dans votre mémoire personnelle, jamais dans le projet : y faire entrer quelque chose reste un geste de votre part.

Le propriétaire d’un projet est la personne qui l’a créé. Elle seule, avec les administrateurs de l’organisation, en règle les paramètres, gère ses membres et peut le supprimer.

Transmettre. Le propriétaire peut passer la main à un autre membre du projet (Réglages → Accès → Transmettre le projet). La personne choisie devient propriétaire ; l’ancien reste simple membre.

Quitter. Un membre quitte un projet partagé avec lui depuis le même écran. Ses conversations restent les siennes : elles sortent simplement du projet et en perdent le contexte. Le propriétaire, lui, ne peut pas quitter son projet sans l’avoir transmis — sinon plus personne ne pourrait le régler.

Supprimer. La suppression est définitive et emporte tout ce qui appartient au projet : ses documents, sa mémoire d’équipe, la liste de ses membres et son fond d’écran. Elle vaut pour toutes les personnes avec qui il était partagé, qui n’en sont pas averties. Ce qui survit : les conversations, y compris celles des autres membres. Elles appartiennent à leur auteur, pas au projet, et sortent simplement du projet.

  • Les projets sont réservés aux organisations (ils n’existent pas dans un espace personnel) et se pilotent depuis l’assistant : il n’y a pas d’API /v1/projects.
  • Les bases d’un projet ne sont pas accessibles par clé API : elles ne figurent ni dans GET /v1/kb, ni dans l’export, ni via MCP, y compris pour leurs membres. C’est volontaire — c’est ce qui garantit le cloisonnement. Pour une base interrogeable par API, créez une base de connaissance ordinaire.
  • Une base de projet ne peut pas être publiée au catalogue public.
  • La recherche dans un projet porte sur les titres des conversations : leur contenu est chiffré et ne peut pas être fouillé.
  • La suppression d’un projet efface définitivement ses documents et sa mémoire d’équipe ; les conversations de ses membres, elles, sont conservées.
  • La mémoire personnelle est désactivée par défaut : un administrateur l’active dans les réglages de l’assistant. Elle est supprimée avec l’accès de la personne à l’organisation.