Sécurité, RGPD & souveraineté
La souveraineté est le cœur de la promesse Miraca, pas une option. Cette page dit où vont vos données, comment elles sont protégées, et où s’arrêtent ces protections.
Par défaut : souverain
Section intitulée « Par défaut : souverain »Tant que votre compte n’autorise pas les modèles cloud frontière hors UE, tous les modèles qui vous sont proposés sont hébergés en UE : vos prompts et vos données restent sous juridiction UE et ne transitent par aucun fournisseur hors UE :
- Mistral (La Plateforme) :
mistral-*,ministral*,codestral*,glm(un modèle à poids ouverts de Z.ai que Mistral héberge) etvoxtral-transcribe(la transcription de la voix, pour la dictée et les réunions). Hébergeur français, inférence traitée sur son endpoint régional UE (api.eu.mistral.ai), engagement contractuel de localisation. - Scaleway (Generative APIs) :
gemma,qwen-small,qwen-large,deepseek-v4-flash,qwen-embed. Hébergeur français, inférence à Paris, chez l’hébergeur de notre propre infrastructure. Rétention zéro par défaut : le contenu de vos requêtes n’est ni lu, ni conservé, ni utilisé pour entraîner quoi que ce soit. - OVHcloud (AI Endpoints) :
gpt-oss,gpt-oss-20b,qwen-9b,qwen-27b,llama-70b,bge-embed. Hébergeur français, inférence à Gravelines. Les données ne sont ni stockées ni partagées, pendant comme après l’appel. - Modèles Miraca :
miraca-*(à venir), auto-hébergés sur notre infrastructure France/UE (carte GPU dédiée).
Ce qui fait la souveraineté ici, c’est l’hébergement, pas la nationalité de l’éditeur des poids. Plusieurs de ces modèles sont publiés en ouvert par des éditeurs non européens (Alibaba pour Qwen, Google pour Gemma, OpenAI pour GPT-OSS, DeepSeek pour DeepSeek V4 Flash, Z.ai pour GLM) : ils tournent chez nos hébergeurs européens, sans rien rapatrier chez leur éditeur. Nous restons libres de changer d’hébergeur, et vos données ne quittent pas l’UE.
Qui reçoit vos messages : la liste des prestataires
Section intitulée « Qui reçoit vos messages : la liste des prestataires »La liste ci-dessus se lit aussi dans l’application, calculée pour votre organisation : les prestataires dont les modèles vous sont réellement proposés, ce qu’ils font de vos données et où. Les applications Mac, iPhone, iPad et Android y demandent votre accord avant d’ouvrir l’assistant, et le web la montre dans Réglages → Prestataires d’IA. Voir L’accord sur les prestataires d’IA.
Mesure d’usage : ce qui est noté, et comment s’y opposer
Section intitulée « Mesure d’usage : ce qui est noté, et comment s’y opposer »Pour savoir quelles fonctions servent, Miraca note les jours où vous utilisez l’assistant, sur quelle application (web, Mac, iPhone, iPad, Android), et des actions d’une liste fermée : message à l’assistant, note créée, réunion enregistrée, fichier produit et son format, tâche programmée, clé d’API, recharge. Jamais leur contenu, leur titre ni leur montant. Ces données restent dans notre base, en France, sous un identifiant tiré au hasard : seule une table distincte le relie à votre compte, et l’équipe n’en voit que des totaux. Elles sont gardées 25 mois au plus, et effacées avec votre compte.
Vous pouvez vous y opposer à tout moment dans Réglages → Mesure d’usage, sur chacune des
applications : plus rien n’est alors noté, et ce qui l’avait été est effacé. Les sites
(miraca.fr, cette documentation, les pages de connexion) sont mesurés sans cookie ; pour ne
pas y être compté sur un appareil, ouvrez une page avec ?mesure=non.
Modèles cloud frontière hors UE : autorisation du compte
Section intitulée « Modèles cloud frontière hors UE : autorisation du compte »Le catalogue propose aussi des modèles cloud frontière, parmi les plus capables du marché, servis hors de l’UE, là où il n’a pas d’équivalent souverain :
- Claude (
claude-opus,claude-sonnet,claude-haiku,claude-fable) : servis par Anthropic, aux États-Unis ; - DeepSeek V4 Pro et V4.1 Flash (
deepseek-v4-pro,deepseek-v41-flash) : servis par l’API de DeepSeek, en Chine.
Les appeler fait sortir vos données de l’UE (messages, pièces jointes, extraits de vos bases), et le fournisseur les traite selon ses propres conditions. Miraca ne les sert donc que :
- aux comptes qui les ont autorisés : un propriétaire ou un administrateur de l’organisation active le réglage Gestion → Modèles (désactivé par défaut). Choisir un modèle dans une liste ne vaut pas consentement pour toute une organisation ;
- avec un badge « Cloud hors UE » qui nomme le pays, dans chaque sélecteur, et un avertissement quand l’un d’eux est choisi ;
- jamais à un compte dont les règles d’organisation imposent les modèles souverains uniquement, même autorisé. Cette règle agit quand la conformité est en mode Application ; en mode Observation, elle journalise sans bloquer ;
- facturés en € selon la grille Modèles & pricing, décomptés de vos crédits comme les modèles souverains.
Sans autorisation, une requête qui les nomme est refusée (400) avant tout envoi au
fournisseur. Retirer l’autorisation prend effet à la requête suivante, y compris pour
les tâches programmées et le Slackbot réglés sur l’un de ces modèles.
Où sont hébergées vos données
Section intitulée « Où sont hébergées vos données »- L’application, la base de données et vos fichiers : chez Scaleway, à Paris.
- Les sauvegardes : chez Scaleway à Paris, et une seconde copie chez OVHcloud à Gravelines.
- Les modèles : les hébergeurs listés plus haut, selon le modèle choisi.
D’autres prestataires interviennent autour du service : l’envoi des e-mails, le paiement, le suivi des erreurs et, si vous l’activez, la recherche web. Les notifications de l’iPhone, de l’iPad et d’Android passent par Apple ou Google, sans contenu (« Votre réponse est prête. ») ; celles du navigateur sont chiffrées pour lui seul. La liste tenue à jour, avec le rôle et le lieu de chacun, est dans la politique de confidentialité.
Comment vos données sont protégées
Section intitulée « Comment vos données sont protégées »Chiffrement au repos
Section intitulée « Chiffrement au repos »Les contenus que vous confiez à Miraca sont chiffrés avant d’être enregistrés (AES-256-GCM). Chaque base de connaissance, chaque discussion, chaque fichier et chaque connecteur a sa propre clé. Ces clés sont elles-mêmes chiffrées par une clé maîtresse, qui n’est pas dans la base de données : une copie de la base, ou une sauvegarde, ne suffit pas à lire ces contenus.
Sont chiffrés :
- le texte de vos documents et les extraits de vos bases de connaissance ;
- vos notes : corps, synthèse, transcription, commentaires et versions ;
- les messages de l’assistant, les sources qu’ils citent, le déroulé de ses réponses, les images jointes et sa mémoire ;
- les conversations du playground : questions, réponses et sources citées ;
- les fichiers produits, les pièces jointes et le contenu des espaces de travail ;
- pour une tâche programmée, le résultat et le déroulé de chaque exécution, et ce qui lui est transmis au déclenchement : valeurs des variables, contexte joint par un appel de l’API, contenu repris du document qui l’a déclenchée ;
- les secrets : identifiants des connecteurs et des boîtes mail, jetons des comptes connectés, accès aux serveurs MCP, et pour une tâche programmée l’adresse de son webhook et le secret qui signe ses livraisons.
Restent lisibles dans la base, parce que l’application s’en sert pour lister, filtrer ou afficher :
- les titres des documents et des notes, les noms de fichiers, et le titre d’une discussion ou d’une conversation du playground (le début de son premier message) ;
- les facettes et propriétés d’un document, son identifiant externe et l’adresse de sa source ;
- les consignes que vous écrivez : consigne de l’assistant, personnalités, instructions de projet, énoncé d’une tâche programmée, réglages d’une conversation du playground (dont son prompt système) ;
- le résumé d’une action en attente de confirmation ;
- pour une tâche programmée : ses destinataires (adresses e-mail, canal Slack, et d’un webhook le seul nom d’hôte), et pour chaque exécution le journal de ses envois (canal, destinataire, envoi réussi ou non), le motif d’un échec, qui peut reprendre le message d’erreur d’un fournisseur, et l’identifiant du document qui l’a déclenchée ;
- la configuration d’un connecteur (adresse, opérations), hors son secret ;
- les informations de compte (nom, adresse e-mail), les mesures d’usage (modèle, tokens, coût, dates) et les jetons techniques d’une connexion par Google, Microsoft ou Apple, qui ne portent que votre identité.
Vecteurs de recherche
Section intitulée « Vecteurs de recherche »Pour retrouver un extrait par le sens, chaque extrait a un vecteur. Rangé tel que le modèle le produit, ce vecteur permettrait de reconstruire une bonne part du texte. Les vecteurs sont donc transformés par une clé propre à chaque base avant d’être enregistrés, dans toutes les bases : une copie de la base seule ne permet pas de les relire avec un outil public.
Ce n’est pas un chiffrement. Quelqu’un qui connaîtrait déjà le contenu d’une centaine d’extraits d’une base pourrait retrouver sa transformation, mais pas celle des autres bases.
Chiffrement en transit
Section intitulée « Chiffrement en transit »Tous les échanges entre vous et Miraca, et entre Miraca et ses prestataires, passent en HTTPS (TLS). La base de données n’est pas exposée sur Internet : seuls le portail et l’API le sont.
Cloisonnement
Section intitulée « Cloisonnement »- Entre organisations. Dans le portail et l’assistant, chaque lecture passe par un contrôle de la base de données elle-même (row level security), en plus de celui de l’application. Un appel par clé d’API est borné au compte de sa clé.
- Dans une organisation. Vos discussions, vos notes non partagées, la mémoire de l’assistant et vos comptes connectés sont personnels : aucun rôle, propriétaire compris, ne les lit. Deux exceptions à connaître : un propriétaire ou un administrateur voit toutes les tâches programmées et leurs résultats, et lit le contenu d’une action qu’il doit valider en double approbation. Le détail est dans Rôles d’une organisation.
- Chez les prestataires de modèles. Un prestataire garde en cache le début des requêtes qu’il a déjà vues, et il ne voit qu’un seul client : Miraca. Pour qu’une organisation ne puisse rien apprendre des requêtes d’une autre par ce cache, Miraca place en tête de chaque requête de chat un marqueur propre à l’organisation et à la personne : deux appelants n’ont aucun début de requête en commun.
Accès à votre compte
Section intitulée « Accès à votre compte »- Connexion par e-mail et mot de passe (adresse vérifiée, mot de passe haché), ou par Google, Microsoft ou Apple quand ils sont proposés. Voir Connexion.
- Double authentification optionnelle, par code envoyé par e-mail. Elle protège la connexion par mot de passe, pas une connexion par Google, Microsoft ou Apple, et une organisation ne peut pas l’imposer à ses membres.
- Clés d’API : affichées une seule fois, jamais stockées en clair, révocables à effet immédiat. Chaque clé peut être limitée à certaines permissions, à un budget et à un débit.
Ce que l’IA peut faire
Section intitulée « Ce que l’IA peut faire »- Confirmation avant d’agir. Dans l’assistant, écrire dans un système connecté, envoyer ou supprimer un e-mail, supprimer un document ou modifier une note demande votre accord, selon les règles de votre organisation. Les tâches programmées et les appels par l’API n’ont pas d’écran : ils suivent leurs propres réglages. Voir Confirmation des actions.
- Code exécuté. Un script écrit par un modèle s’exécute dans un bac à sable, sans accès au réseau ni aux fichiers. Voir Exécution de code.
- Contenus publiés par lien. Un fichier ou une note rendus publics sont servis sur un domaine séparé de l’application, dans un cadre isolé qui n’a accès ni au réseau, ni à votre session Miraca.
- Données personnelles. Les règles d’organisation peuvent remplacer les données personnelles par des jetons avant l’envoi au modèle. C’est une option à activer, pas un comportement par défaut, et c’est une pseudonymisation, pas une anonymisation.
Sauvegardes
Section intitulée « Sauvegardes »- Une sauvegarde toutes les six heures, et une avant chaque mise en production : bases de données et fichiers.
- Chaque archive est chiffrée et authentifiée avant de quitter le serveur.
- Deux copies, chez deux hébergeurs français distincts (Paris et Gravelines).
- Les archives sont verrouillées contre la suppression et conservées 30 jours.
- Un test de restauration automatique relit et restaure une sauvegarde chaque semaine.
En cas de sinistre, la perte possible va jusqu’à six heures de données. L’audio d’une réunion en attente de transcription n’est pas sauvegardé : il est effacé une fois transcrit.
Journaux et suivi des erreurs
Section intitulée « Journaux et suivi des erreurs »- Erreurs techniques. Le portail, l’API et les applications natives (iOS, macOS, Android) envoient leurs erreurs à Sentry, hébergé dans l’Union européenne (Francfort). Seule la trace de l’erreur est transmise : jamais le contenu d’une note, d’une conversation ou d’une requête. Une localisation approximative est déduite de l’adresse IP à la réception. Les rares enregistrements de session en erreur (web uniquement, sur les sessions qui plantent) ont leur texte et leurs champs intégralement masqués.
- Usage. Chaque appel laisse une ligne de mesure (modèle, tokens, coût, date, adresse IP), sans le contenu de la requête ni de la réponse. L’adresse IP est effacée après 12 mois, la ligne après 13 mois. Le message d’une erreur peut reprendre un court extrait de la requête qui l’a provoquée.
- Approbations. Le journal des approbations d’une organisation dit qui a décidé quoi et quand, sans aucun contenu.
Conservation et suppression
Section intitulée « Conservation et suppression »- Une organisation peut fixer une durée de conservation des discussions inactives. Sans réglage, elles sont gardées tant que le compte existe.
- Chacun peut supprimer son compte lui-même, sur le web et dans les applications.
- Après une suppression, les sauvegardes gardent une copie jusqu’à 30 jours et les mesures d’usage jusqu’à 13 mois. Le détail des durées est dans la politique de confidentialité.
Limites connues
Section intitulée « Limites connues »Ce que Miraca ne fait pas aujourd’hui, pour que vous puissiez en juger :
- Pas de certification. Miraca n’est certifié ni ISO 27001, ni SOC 2, ni SecNumCloud, ni hébergeur de données de santé (HDS).
- Pas d’audit externe. Les audits de sécurité sont menés en interne ; aucun test d’intrusion par un tiers n’a encore été réalisé.
- Un seul serveur. L’application tourne sur une instance, à Paris, sans redondance : il n’y a pas de haute disponibilité ni d’engagement de disponibilité.
- Une clé maîtresse détenue par Miraca, sans module matériel dédié et sans clé apportée par le client.
- Pas d’authentification unique d’entreprise (SAML), et une double authentification par e-mail seulement.
- Pas de journal d’audit complet consultable par une organisation, en dehors du journal des approbations et de l’activité d’une note.
Documents contractuels
Section intitulée « Documents contractuels »Les conditions générales d’utilisation, la politique de confidentialité et l’ accord de traitement des données (DPA) sont publiés. Le DPA s’applique du fait de l’utilisation du service, sans signature. Pour les contenus que vous confiez à Miraca, vous êtes responsable de traitement et l’éditeur, la société ASTROLABE (Miraca est son nom commercial), est votre sous-traitant. Une violation de données vous concernant vous est notifiée au plus tard dans les 48 heures.
Signaler un problème de sécurité
Section intitulée « Signaler un problème de sécurité »Écrivez à contact@miraca.fr. Il n’existe pas encore d’adresse ni de programme dédiés.